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Fureur de lire : Rebecq sur une feuille : les textes

Pour la "Fureur de lire" dont le thème est cette année "Lectures et territoires", nous vous proposions d'écrire un petit texte d'une page A4 maximum (2.500 signes) nous racontant un événement vécu par vous-même, un parent, un ami, un ancêtre et mettant en scène un lieu de Rebecq (rue, quartier, sentier, cours d'eau, carrières...). Nous n'avons reçu que 2 textes que nous vous proposons ci-dessous, celui de Giovanni et celui de Joël Simon. Bonne lecture !

 

Venise à Rebecq

 

Tu restes près de moi, tu ne t’éloignes pas, maman ne voudrait pas devoir te chercher dans tout Rebecq!

Maman fait de la photo.

Il y avait un chapelet de chars tirés par des tracteurs. Ils étaient très rock and roll avec des canons à confettis. Les participants arrivaient les uns après les autres pour monter sur les chars. Y avait un monsieur tout nu derrière un tracteur qui s’habillait avec un dessus en satin rouge et le pantalon bleu. On était au Petit Bruxelles et des gens rentraient dans une maison triste et haute. Maman me disait: « accroche-toi à ma veste, ne la lâche pas! » Elle n’avait pas dit cela qu’elle fonçait de l’autre côté de rue. De la maison triste sortaient des gens costumés comme on en voit à la tv pendant le Carnaval de Venise. Ils étaient beaucoup de couples et des seuls, très impressionnants, majestueux avec une marquise comme dans les films et, un monsieur avec un chapeau triangulaire avec des plumes tout autour. Il y avait une femme en rouge avec un chapeau très haut, le masque avec un long nez et un bâton très élégant. Elle était superbe et quand maman lui a fait la photo elle m’a donné la main et m’a prise près d’elle. J’étais très fière. Tous les autres vénitiens sont venus autour pour poser pour la photo. Maman et moi avons suivi pendant tout le cortège pour mitrailler les vénitiens et les autres aussi. On a marché longtemps et, on est passés devant l’école de Quenast et devant une carrière de cailloux. Y avait un wagon devant la Gare de Rebecq  et on était passés devant le Moulin d’Arenberg. Parfois maman m’agrippait ma main avec mes doigts en bouquet dans sa main et me tirait pour ne pas perdre une photo. Ça me faisait mal, mais les vénitiens me faisaient un signe de la tête et je ne criais pas. En face du moulin d’Arenberg il y avait un beau et grand château ç’aurait pu être la maison pour les vénitiens. Sur la Grand-Place toutes les sociétés passaient devant un jury pour l’apothéose du Carnaval et les vénitiens ont fait une chorégraphie sur une musique de Rondo Veneziano. Alors, j’ai dit à ma maman que quand je serai grande je m’habillerais pour aller au Carnaval de Venise et de Rebecq.

Giovanni 

 

 

Voici quelques lignes sur mon ascendance...

Quelque part entre le Rastadt, la Rue de la Chapelle et la Grand’Place de Rebecq.

Je suis Joël SIMON, j’habite à Rebecq depuis mon enfance.

Fils de Roger SIMON et Marie-France MAHY.

Papa natif de Rebecq s’est illustré dans la Balle Pelote de 1952 à 1979

Ce sport typique et très populaire, à une époque dans nos régions. Il le pratiqua avec une discipline rare. Ayant une carrière sportive régulière, importante et méritante au palmarès impressionnant.

Il s’est notamment illustré dans les équipes de Neuvilles, Soignies, Ottignies, Anderlecht-Vaillance pour n’en citer que quelques-unes. Il a été fortement apprécié de ses coéquipiers et ses nombreux supporters rebecquois. Certains d’entre eux le suivirent dans ses championnats et même dans ses entraînements réalisés à travers notre campagne.

Son père Henri SIMON a vécu à Rebecq pendant 38 ans jusqu'à son décès en 1969.

Ce grand-père, que je n’ai pas connu, était cordonnier.

Lui aussi, fortement apprécié pour sa fabrication artisanale de souliers, de chaussures orthopédiques et de bottines.

Avec une clientèle assez conséquente et essentiellement entre Steenkerque, Petit-Roeulx-Lez-Braine, Braine-le-Comte, Horrues et Lens.

Ses livraisons se faisaient principalement à pied et à vélo.

Il était marié à Gabrielle SCHOETENS native de Rebecq.

Celle-ci repasseuse de métier, de la chemise amidonnée au drap de lit, du linge de corps aux tentures rien ne lui résistait dans l’art de l’utilisation de fers à repasser.

Quant à ses parents (ceux de ma grand-mère) rebecquois d’origine eux aussi.

Ils ont tenu, un moment en 1912, un estaminet sur la Grand’Place de Rebecq.

En plus, cet arrière-grand-père (le père de ma grand-mère, donc) a été cavalier émérite et récompensé lors de son service militaire obligatoire à Leuven. Celui-ci, ouvrier carrier (épinceur) à la Carrière de Quenast, exportant son savoir-faire au-delà de nos frontières, notamment dans le Morbihan en France.

Son épouse (ma bisaïeule) a travaillé aussi entre autre dans une boulangerie au Rastadt (un lieu-dit) où il paraît que l’on y faisait de la bonne tarte.

 

Je ne vous cache pas avoir une vraie fierté avec cette Épopée Familiale...

                                   « Regarde bien petit regarde bien,

                                     Dans ce village qui est le mien,

                                     A hauteur de pavé entre ciel et moulin,

                                     Y a des hommes qui ont eu un destin,

                                     Rendons-leur cet hommage mérité,

                                     Pour se souvenir d’eux pour l’éternité. »

                                                                     Joël SIMON - d’après Jacques Brel

Il est temps de mettre ou de remettre tous ces gens disparus à l’honneur...

Qu’en pensez-vous ?

 

Joël SIMON


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